Analyse des fondements conceptuels des PSD en fonction de l’encadrement imposé par la CEEC

Analyse des fondements conceptuels des PSD en fonction de l’encadrement imposé par la CEEC

Louis-Raphaël Pelletier
Chargé des affaires pédagogiques

1. Introduction

Ce texte analysera l’histoire de l’implantation des Plans stratégiques de développement (PSD) par la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial (CEEC) dans les cégeps entre 2000 et 2013. J’espère que cette analyse nous aidera réfléchir en toute liberté intellectuelle et politique aux objectifs que nous voulons atteindre dans le prochain plan de développement 2014-2019 du Cégep Marie-Victorin. Ce prochain plan de développement est présentement en processus d’élaboration au sein de divers comités du cégep. La consultation Omnivox récemment annoncée par le directeur M. Sylvain Mandeville et la journée institutionnelle du 21 janvier prochain s’inscrivent aussi dans cette démarche. La direction souhaite que ces prises d’information aident à écrire le projet de plan de développement 2014-2019. La direction s’est aussi engagée à envoyer ce projet 2014-2019 – lorsqu’il sera rédigé – en consultation officielle dans tous les syndicats et toutes les instances du cégep vers la fin de la session d’hiver 2014.

Avant d’aller plus loin, je vais définir l’expression ‘PSD’. Cette expression réfèrera uniquement, dans ce texte, aux plans de développement que les cégeps doivent obligatoirement se doter depuis 2002. Cette obligation découle d’une modification de la loi sur les cégeps. Toujours depuis 2002, la CEEC a comme mandat légal d’examiner ces PSD et, si elle le juge pertinent, de faire des recommandations. C’est aussi la CEEC qui a défini ce que devait être le PSD pour les cégeps. Mentionnons que la CEEC est un organisme de recommandation. Le texte de sa loi constitutive ne stipule pas qu’elle a un pouvoir coercitif sur les cégeps.

Suite

Charte de la laïcité : projet de loi 60

Charte de la laïcité : projet de loi 60

Débat sur la «Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement » : état des lieux.

par Charles Lemieux
pour l’exécutif du SPCMV

Lors de notre assemblée générale du 27 novembre dernier, il a été question du fait que le Conseil fédéral de la FNEEQ qui s’est tenu les 13,14 et 15 novembre dernier avait adopté des positions sur la charte sans que notre assemblée générale n’ait jamais été consultée à ce sujet. Nous avons répondu à cette question tout à fait pertinente et légitime lors de la dernière AG ; il nous est tout de même apparu important de préciser plus avant comment l’exécutif avait traité cette question depuis la rentrée.

Il faut d’abord mentionner que le 27 septembre dernier, la FNEEQ faisait parvenir une lettre à ses syndicats locaux (Lettre de la FNEEQ) dans laquelle elle leur suggérait de discuter des sujets relatifs à la charte annoncée en prévision du Conseil fédéral de novembre.

Constatant depuis la rentrée que ce débat risquait de provoquer des tensions et de la division dans nos rangs et considérant que les questions proposées par la FNEEQ ne se rapportaient pas à un projet de loi concret dont nous pourrions débattre en toute connaissance de cause ( le projet de loi 60 n’ayant été déposé que le 7 novembre), l’exécutif a décidé de ne pas mettre cette question à l’ordre du jour de nos instances, que ce soit au bureau syndical ou à l’assemblée générale. De plus, les enjeux relatifs au déclassement de notre profession par le Conseil du trésor et la nécessité de prendre rapidement position sur l’ « assurance-qualité » occupaient déjà l’essentiel du temps disponible dans nos assemblées.

Pour tout dire, nous pensions que le Conseil fédéral serait l’occasion de mettre au jeu le débat et non pas de le conclure, puisqu’il s’agissait de la première instance à en discuter. Nous pensions que les débats qui auraient lieu au Conseil fédéral pourraient alimenter notre propre réflexion quant à la façon de mener ce débat localement, le cas échéant.

Or, le 7 novembre, le gouvernement du Québec déposait le projet de loi 60 précisant ses intentions et annonçait du même souffle que les organisations souhaitant se faire entendre sur ce projet de loi devaient déposer leurs mémoires au plus tard le 20 décembre 2013. C’est ainsi que le Conseil fédéral s’est avéré de facto une instance au cours de laquelle on a demandé aux représentant-e-s des syndicats locaux de prendre position sur le projet de loi 60 (et non plus sur les questions générales soumises en septembre dernier), cette position étant celle que la FNEEQ porterait ensuite au Conseil confédéral de la CSN les 11, 12 et 13 décembre prochains.

Or, les cinq heures de débats sur la question ont révélé que plusieurs syndicats locaux, sinon la majorité, n’avaient pas, eux non plus, discuté de la charte dans leurs instances. À un certain moment, les débats annonçaient même que les propositions de l’exécutif de la FNEEQ sur le projet de charte allaient être déposées sur le bureau. C’est une intervention de la présidente faisant valoir que si la FNEEQ ne prenait pas position maintenant, elle ne serait pas en mesure de participer aux débats du Conseil confédéral de la CSN en décembre. Cet argument a convaincu une majorité de délégué-e-s d’accepter de débattre des recommandations de l’exécutif, même sans mandats de leurs assemblées, lesquelles ont finalement été adoptées avec quelques amendements (voir plus bas). Notons que ces recommandations reprennent pour l’essentiel les positions déjà adoptées par la FNEEQ lors des débats soulevés à l’occasion de la Commission Bouchard-Taylor. ( voir « Recommandations adoptées » à la fin de cet article)

Prenant acte de cette situation, notre délégation au Conseil fédéral s’est abstenue sur presque toutes les propositions, sauf sur quelques-unes d’une portée très générale. Notre délégation a voté pour la proposition 3 demandant à la FNEEQ « de poursuive le débat lors d’une prochaine instance fédérale » et a elle-même présenté et défendu l’« autre proposition » à l’effet « que la FNEEQ demande à la CSN qu’elle réclame une prolongation du délai de dépôt de mémoires sur la loi 60 pour que la FNEEQ puisse conclure ses débats. » Cette proposition a été adoptée à la majorité, plusieurs délégations soulignant l’importance que la FNEEQ tienne compte du fait que les débats dans ses instances n’étaient pas complétés lorsqu’elle interviendra au Conseil confédéral de la CSN de décembre prochain.

En rétrospective et à la lumière des développements survenus depuis la réception de la lettre de la FNEEQ le 27 septembre dernier, l’exécutif prend acte du fait qu’il aurait dû mettre cet enjeu à l’ordre du jour de nos instances plus rapidement afin que nous puissions décider collectivement de la façon dont nous souhaitions discuter des enjeux soulevés par ce projet de charte. La proposition que notre délégation a fait adopter au dernier congrées fédéral nous permet de le faire si telle était la volonté du bureau syndical et de l’assemblée générale.

Notre délégation au Conseil fédéral n’a pas pris position sur cet enjeu car elle n’était pas mandatée pour le faire, et a fait adopter une recommandation demandant que la FNEEQ dispose de plus de temps pour mener ses débats à terme : il nous faut donc maintenant nous positionner sur la question.

Les délégué-e-s au Bureau syndical ont fait le point sur cette question lors de leur réunion de ce mercredi 4 décembre. Les membres de l’exécutif ont pris acte des commentaires à l’effet que ce sujet aurait dû être mis à l’ordre du jour du bureau beaucoup plus rapidement de sorte à ce que les délégué-e-s des département puissent en discuter et décider des suites à donner à la demande de consultation de la FNEEQ en vue du conseil fédéral de novembre dernier.

Il a été convenu que notre syndicat local devait discuter des enjeux soulevés par ce projet de charte dans ses instances, de façon à permettre l’expression des différents points de vue. La proposition adoptée au Conseil fédéral à l’effet de disposer de plus de temps pour conclure les débats pourrait, si la CSN obtenait un délai, nous permettre de le faire. La possibilité que notre syndicat local dépose lui-même un mémoire à la Commission parlementaire a aussi été évoquée, de même que celle que le conseil d’administration du cégep prenne position dans ce dossier, tout comme le font actuellement les universités.

Nous aurons l’occasion de faire le point sur la manière dont nous souhaitons traiter collectivement de ce dossier lors de notre assemblée générale de mercredi prochain, le 11 décembre.
Recommandations adoptées au Conseil fédéral de la FNEEQ des 13,14 et 15 novembre 2013

Considérant nos positions antérieures et l’état actuel du débat;

Considérant que la FNEEQ appuie une Charte de la laïcité faisant la promotion de la laïcité et de la neutralité religieuse de l’État;

Considérant que la FNEEQ doit prendre position dans les débats de société qui touchent ses membres ou des enjeux de société;

Considérant que la FNEEQ est une organisation syndicale qui vise à défendre les droits collectifs et individuels de tous ses membres;

Considérant le caractère démocratique, inclusif et pluraliste de la société québécoise;

Considérant que la FNEEQ croit davantage dans l’éducation et la sensibilisation que dans les mesures coercitives;

Considérant que l’adoption du projet tel que proposé risque d’entrainer des procédures judiciaires longues, coûteuses et inutiles;

Il est proposé :

1) que la FNEEQ fasse la promotion de l’inclusion, notamment, par l’intégration culturelle, professionnelle, économique et linguistique;

2) que la FNEEQ dénonce les enjeux électoralistes entourant cet important débat;

3) que la FNEEQ poursuive le débat lors d’une prochaine instance fédérale.

Dans le contexte du dépôt du projet de loi no 60, que la FNEEQ se prononce généralement :

a) en faveur de la neutralité de l’État;

b) en faveur de l’égalité des hommes et des femmes;

c) en faveur de l’encadrement des demandes d’accommodement qui viendraient introduire des facteurs de discrimination fondée sur le genre;

d) en faveur de l’obligation d’être à visage découvert comme la situation l’exige dans l’ensemble des interactions entre les citoyens et les représentants de l’État lors de l’offre ou de la réception des services publics;

e) en faveur de l’interdiction du port de signes religieux pour les personnes qui représentent le pouvoir et l’autorité coercitive de l’État dans les fonctions suivantes : les magistrats, les procureurs de la Couronne, les policiers, les gardiens de prison et le président et le vice‐président de l’Assemblée nationale;

f) contre le port du voile intégral dans les institutions d’enseignement puisqu’il nuit aux relations humaines et particulièrement aux relations d’apprentissage;

g) que la FNEEQ dénonce l’incohérence du projet de loi 60 qui ne remet pas en question les subventions et les avantages fiscaux aux groupes religieux, le financement public des écoles à vocation religieuse, le maintien du crucifix à l’Assemblée nationale et la prière dans les conseils municipaux, et qui va à l’encontre de l’égalité hommesfemmes;

h) que la FNEEQ s’oppose à la modification unilatérale des clauses de non‐discrimination de nos conventions collectives, telle que proposée par l’article 13 du projet de loi 60.

AUTRE PROPOSITION :

Que la FNEEQ demande à la CSN qu’elle réclame une prolongation du délai de dépôt de mémoires sur la loi 60 pour que la FNEEQ puisse conclure ses débats.

 

L’ordre d’ancienneté

L’ordre d’ancienneté

Bertrand Guibord
Secrétaire général

Selon la convention collective, une année de travail à temps complet pour un(e) professeur(e) de l’enseignement régulier (un « équivalent temps complet », ETC) représente officiellement 1430 heures, soit 44 semaines de 32 heures et demie.* Nous savons toutes et tous que ce chiffre est largement sous-évalué, mais c’est néanmoins la base sur laquelle se fonde le cumul de l’ancienneté. Celle-ci est calculée au dix-millième d’ETC près, un dix-millième de ETC équivalant précisément à 514,8 secondes de travail, soit un peu plus de huit minutes et demie d’enseignement, de correction, de réunion etc.

Avec ce niveau de précision, il est assez rare en général que deux collègues d’une même discipline aient cumulé exactement la même ancienneté ; mais parce qu’il est impossible de cumuler plus d’un ETC (1.0000) par année d’enseignement, la situation est relativement fréquente parmi les collègues récemment embauché(e)s. Suite à l’engagement de plusieurs collègues en 2012-2013 en raison de la reprise, les cas d’égalité sur la liste d’ancienneté sont anormalement nombreux cette année – la situation la plus exceptionnelle impliquant quatre collègues à égalité en termes d’ancienneté cumulée!

Comment alors déterminer l’ordre d’ancienneté entre des collègues qui ont cumulé exactement le même nombre d’années? C’est l’article 5-3.04 de la convention collective qui permet de répondre à cette question, réponse qui d’ailleurs n’est pas aussi simple qu’on ne pourrait le penser.

Dans le cas des nouvelles embauches, à « ancienneté zéro », il faut d’abord considérer la date d’embauche. Celle-ci se définit (5-3.01) par la date de début du premier contrat ou par la date du premier jour rémunéré au collège. Comme la plupart des contrats débutent le jour de la rentrée, la date d’embauche est assez fréquemment la même entre deux collègues à ancienneté zéro.

Lorsque la date d’embauche est identique, il faut se tourner vers la date de recommandation par le comité de sélection. Ici encore, il arrive que cette date soit la même, les départements devant parfois recruter plus d’un(e) professeur(e) lors d’un même comité de sélection. Dans ce cas, c’est l’ordre d’engagement établi entre les collègues par le comité de sélection qui détermine l’ordre d’ancienneté, et par conséquent de priorité. La liste d’ancienneté reflétant l’ancienneté cumulée avant le début de la session d’automne et demeurant en vigueur pour une année scolaire complète, l’ordre sera le même à la session d’hiver. En fait, puisque la liste d’ancienneté est produite au mois d’octobre de chaque année, ce n’est qu’à la session d’hiver de la deuxième année d’engagement que l’ancienneté cumulée pourra avoir un effet sur l’ordre d’ancienneté et de priorité.

Par la suite, lorsque deux collègues qui ont une ancienneté supérieure à zéro se trouvent dans une situation d’égalité, les règles qui déterminent l’ordre selon lequel les ranger sur la liste d’ancienneté ne sont pas les mêmes qu’à ancienneté zéro. Dans ce cas (que ce soit pour une ancienneté de 1.0000 ou de 20.4238), les critères qui déterminent l’ordre à ancienneté égale sont d’abord l’expérience, puis la scolarité. Il est donc possible qu’un(e) collègue que vous devanciez la première année en raison de la date ou de l’ordre d’engagement en vienne à vous dépasser à la session d’hiver de l’année suivante parce qu’il ou elle a plus d’expérience ou de scolarité que vous. Ce changement dans les règles établissant l’ordre d’ancienneté n’est pas pas sans susciter de la confusion; par contre, ce sont les règles conventionnées : elles peuvent paraître bien complexes, mais en admettant une part d’arbitraire, elles ne sont pas incompréhensibles!

* La situation est différente à la formation continue, où un ETC équivaut à 450 heures de cours en classe.

L’opération « dérangement 21 » continue !

Fanny Theurillat-Cloutier
pour l’exécutif du SPCMV

Bonjour collègues,

Un mot pour vous informer de l’état des négociations entre la FNEEQ et le Conseil du Trésor relativement à notre rangement dans l’échelle salariale. Lors du regroupement cégep des 19 et 20 septembre, nos représentants nous ont indiqué que les actions menées par la FNEEQ dans le cadre de l’opération « Dérangement 21 » avaient amené le Conseil du Trésor à « se dire prêt à poursuivre l’exercice de relativité salariale en ayant en tête le rangement 22 ». Un représentant du MERST ayant une connaissance de la tâche enseignante au niveau collégial s’est joint aux négociateurs du Conseil du trésor, qui reconnaîtrait maintenant que les enseignant-e-s des cégeps s’adressent à une « clientèle » (sic) ayant ses besoins propres, que le niveau de complexité de la tâche est en soi plus élevé qu’au niveau primaire/secondaire (ex.: préparation des contenus des cours) et que les responsabilités de nature collective font partie intégrante de notre tâche.

Ceci étant, le Conseil du trésor n’a pas encore formellement reconsidéré son dépôt initial d’un rangement 21. Selon le mandat que nous avions reçu de l’assemblée générale, nous avons proposé que le regroupement discute d’une intensification du plan d’action prévoyant le boycott de certaines tâches non reconnues par le Conseil du Trésor. Considérant que les moyens mis en œuvre à ce jour avaient permis de faire bouger le Conseil du Trésor, le regroupement a finalement convenu de poursuivre « l’Opération Dérangement 21 » telle quelle jusqu’au prochain regroupement prévu les 17 et 18 octobre prochain.

Il ne faudrait pas donner signe d’indifférence alors que le Conseil du Trésor reste aussi frileux à nous replacer ne serait-ce qu’au rangement 22. Nous vous encourageons donc à mettre en oeuvre les actions adoptées en assemblée générale.

Envois courriels

Une adresse à partir de laquelle faire des envois automatiques a été constituée à l’adresse suivante : http://danslaclasse.com/derangement21/
Si vous préférez écrire une lettre à partir de votre boite courriel, sachez que l’adresse à viser à présent est cabinet@sct.gouv.qc.ca, car la première adresse a été bloquée. Voici un libellé que vous pouvez copier-coller et librement modifier :

Exemples de message :
Je suis enseignant-e au cégep de ……. Je tiens à vous rappeler que l’enseignement collégial fait partie de l’enseignement supérieur. Je viens de terminer une réunion du comité (du groupe de travail) de …. portant sur….. Cette réunion était nécessaire afin de …..
ou encore
Je suis enseignant-e au cégep de…….. Je tiens à vous rappeler que l’enseignement collégial fait partie de l’enseignement supérieur. J’effectue en ce moment des activités de recherche portant sur……

Il serait intéressant que les RCD mettent à dispositions des profs de leur département le bilan départemental, qui pourrait être joint à l’envoi de courriel, pour l’alourdir un peu et surtout pour donner un exemple du travail réalisé collectivement.
Merci d’envoyer une c.c. au syndicat à l’adresse suivante : derangement21spcmv@gmail.com.

Positions à adopter dans les instances

L’autre volet du plan d’action consiste à faire adopter dans toutes les instances du cégep la proposition suivante (ici reproduite avec les considérants amenés par le syndicat du cégep Lionel-Groulx) :

• Considérant que le rapport déposé par le Conseil du trésor en juin 2013 dans le cadre des travaux sur la relativité salariale reflète une méconnaissance de l’enseignement collégial et une dévalorisation du travail que nous faisons, notamment parce que le Conseil du trésor

– ne semble pas reconnaître les responsabilités collectives assumées par les enseignantes et les enseignants de collège, comme le travail qui est fait dans les comités de programme et tous les sous-comités qui en découlent
sous-évalue l’ampleur et la nature du travail fait par les départements et leurs comités

– évalue qu’une responsabilité partagée avec d’autres enseignantes et enseignants ou des professionnels vaut moins que si elle était assumée par une seule personne;

– ne reconnaît pas la complexité de l’enseignement collégial dû à différents facteurs, notamment les caractéristiques des étudiants ainsi que l’évolution sociale, technologique et scientifique;

– considère que le baccalauréat de trois ans constitue le diplôme requis pour enseigner au collégial, ne reconnaissant donc plus les diplômes de maîtrise et de doctorat;

– sous-évalue le temps minimal nécessaire pour l’exercice normal des tâches pour l’enseignement en classe, la participation aux activités du département et du programme;

– ne tient pas compte de la pression psychologique que subissent les enseignantes et les enseignants de cégep;

– ne reconnaît pas le rôle joué par les enseignantes et les enseignants dans la vie institutionnelle et régionale par l’organisation d’activités culturelles, scientifiques, sportives, sociales, par le maintien de rapports avec des entreprises ou des établissements scolaires;

– ne reconnaît pas le travail que font les enseignantes et les enseignants de cégep pour la santé et la sécurité des étudiantes et des étudiants;

• Considérant l’étude de mars 2008 du Comité paritaire (CPNC-FAC-FEC-FNEEQ) : Enseigner au collégial… Portrait de la profession;

• Considérant que l’évaluation déposée par le Conseil du trésor en juin dernier constitue une rupture par rapport aux travaux de 2002 qui s’étaient conclus par la reconnaissance de la maîtrise et du doctorat de troisième cycle;

• Considérant que la reconnaissance du travail des enseignantes et des enseignants de cégep implique également une reconnaissance salariale;

Qu’une structure salariale indépendante de celle des enseignantes et des enseignants des commissions scolaires soit créée;

Que cette structure salariale reconnaisse clairement que les enseignantes et les enseignants de cégep appartiennent à l’enseignement supérieur;

Que soient valorisés les diplômes de maîtrise et du doctorat du troisième cycle, en fonction des écarts inter-échelons convenus au moment de l’entente sur la structure salariale de décembre 2002.

De ce côté, les demandes d’ajout à l’ordre du jour ont déjà été faites à la Commission des Études, au Comité des relations de travail et ce sera fait prochainement pour le Conseil d’administration le 16 octobre.

L’opération « dérangement 21 » continue !

Révision de la PIEA au Cégep Marie-Victorin

Révision de la PIEA au Cégep Marie-Victorin :
s’inspirer des autres cégeps ou suivre
les avis de la CEEC ?

Sébastien Despelteau
Enseignant en Sciences humaines
Coordonnateur, Département des sciences sociales
Cégep Marie-Victorin

18 septembre, 2013.

En 2013, le Cégep Marie-Victorin a amorcé la révision entière de sa PIEA (Politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages), soit cinq ans après en avoir fait lui-même l’évaluation, à la demande de la CEEC (Commission d’évaluation de l’enseignement collégial). Créée en décembre 1994, cette politique a par la suite été amendée à plusieurs reprises (en 1995, 1996, 2001, 2004 et 2005). En 2008, l’auto-évaluation de la PIEA avait identifié certaines lacunes ou imprécisions. Cet automne, les consultations vont donc essentiellement porter sur la modification des articles liés à l’évaluation du français, au plagiat, à la présence en classe, etc.

Des enseignants souhaiteraient également modifier un article portant sur la pondération de l’épreuve finale, jugée trop élevée, en l’occurrence dans les cours de première session. Or, en raison des recommandations faites par la CEEC en 2005, il semble impossible, à première vue, de discuter de la possibilité d’amender cet article, par exemple en diminuant la valeur minimale de l’épreuve finale.

Rappelons que depuis 2005, la PIEA du Cégep Marie-Victorin exige que chaque cours se termine par une évaluation finale se situant entre 40% et 50% de la note totale1. Avant 2005, la valeur de l’épreuve finale se situait entre 20% et 50%. Ce changement est survenu à la suite d’un rapport de la CEEC au sujet de la PIEA :

« La Commission estime que l’examen final d’un cours ne devrait pas compter pour moins de 40 % à 50 % de la note finale du cours justement afin de garantir que l’élève qui réussit le cours démontre sa maîtrise des compétences visées. De fait, un examen final qui compterait pour moins de 40 % devrait constituer l’exception à la règle et c’est cette exception qui devrait être approuvée par la Commission des études et non l’inverse. Dans un contexte où la presque totalité des programmes sont définis par compétences, le Collège se doit d’adapter sa PIEA à cette situation. » 2

La CEEC a donc officiellement recommandé au Cégep « de revoir les articles qui portent sur la mesure et la pondération des apprentissages3 »; elle a ainsi jugé que la PIEA était « partiellement satisfaisante4. » En juin 2005, le Cégep Marie-Victorin effectua les modifications exigées : toute épreuve finale allait désormais se situer entre 40% et 50%.

Pourtant… en va-t-il de même ailleurs, dans le réseau collégial ? Une pondération entre 40% et 50% est-elle prescrite dans tous les collèges ? Tous les cégeps ont-ils été soumis aux mêmes exigences que le Cégep Marie-Victorin ? Le tableau qui suit parle de lui-même…

Cégep Valeur de l’épreuve finale
(aussi appelée évaluation terminale ou certificative)
Date inscrite sur la PIEA consultée sur le web
Collège Ahuntsic 2 évaluations sommatives (incluant l’évaluation de fin de session) totalisant au maximum 50% Décembre 2010
Cégep de Baie-Comeau Entre 35% et 60% Mars 2013
Collège Dawson Maximum 25% pour un examen Septembre 2011
Collège Édouard-Montpetit Entre 25% et 40% Septembre 2004
Cégep Garneau Maximum 30% pour un examenMaximum 40% pour un travail Mai 2009
Collège de Maisonneuve 1re session : au moins 4 évaluations, max. 30% chacuneAutres sessions : au moins 3 évaluations, max. 35% chacune Juin 2013
Collège Montmorency Maximum 35% pour un examenMaximum 40% pour un travail Septembre 2004 ?
Cégep de l’Outaouais Minimum 30% Janvier 2006
Collège de Rosemont Entre 30% et 60% Février 2010
Cégep de Saint-Laurent Un pourcentage significatif de la note finale Janvier 2012
Collège de Sherbrooke Entre 30% et 40% Février 2010
Cégep du Vieux-Montréal Un pourcentage significatif de la note finale Avril 2003

Bien sûr, il ne s’agit pas d’un relevé exhaustif, toutes les PIEA des collèges du Québec n’ont pas été examinées… Mais cet « échantillonnage accidentel » effectué sur le web démontre assez rapidement qu’aucun des 12 cégeps n’exige une pondération aussi élevée qu’au Cégep Marie-Victorin. On pourrait objecter que certains collèges n’offrent peut-être pas leur plus récente version de la PIEA sur Internet, or dans cas 7 sur 12, elle remonte à 2010 ou après.

Pourquoi alors la CEEC n’exige-t-elle pas de tous les collèges une pondération semblable, sinon équivalente ? En vertu de ses pouvoirs de vérification et de recommandation5, elle a pourtant recommandé au Cégep Marie-Victorin de hausser la pondération de son épreuve finale. En 2005, la Commission des études du Cégep Marie-Victorin parlait elle-même d’une exigence de la part de la CEEC. En réalité, d’un cégep à l’autre, les avis de la CEEC6 semblent assez divergents, comme en témoignent ces trois exemples (également tirés au hasard).

Cégep Garneau
La PIEA prévoit que « chaque département fixe la pondération des activités d’évaluation. » Or, « en règle générale, aucun examen ne pourra compter pour plus de 30% de la note finale et aucun travail pour plus de 40%7. » La pondération de l’épreuve finale est donc nettement moins élevée qu’au Cégep Marie-Victorin. La CEEC s’y est-elle objectée ? Les trois rapports qu’elle a produits au sujet de la PIEA du Cégep Garneau juge sa politique « entièrement satisfaisante8 ». Jamais il n’est question d’une pondération trop peu élevée de l’épreuve finale.

Collège de Maisonneuve
En juin 2006, dans son troisième rapport d’évaluation, la CEEC soulignait la présence d’« une pédagogie de la première session » parmi les principales modifications apportées à la PIEA, soit « un nombre plus élevé d’évaluations » et « une pondération maximale plus basse attribuée à l’épreuve finale de cours » (30% ou moins). La Commission concluait son rapport en affirmant « que la PIEA du Collège demeure entièrement satisfaisante9. » Une année plus tôt, la CEEC avait pourtant demandé au Cégep Marie-Victorin de hausser sa pondération et de la situer entre 40% et 50% (sans égard à la session de l’étudiant).

Collège de Rosemont
La PIEA actuellement disponible sur le site du Collège situe la valeur de l’épreuve finale entre 30% et 60%. Le quatrième rapport d’évaluation de la CEEC produit en janvier 2011 ne suggère alors aucune modification10. Mais en 2002, alors que la pondération variait entre 30% et 50%, la CEEC jugeait qu’« une pondération de seulement 30% ne paraît pas suffisante pour bien attester l’atteinte de « l’ensemble des objectifs du cours » que cette évaluation est censée mesurer. » À la différence de la recommandation faite à l’endroit du Cégep Marie-Victorin, dont la pondération variait entre 20% et 50%, « la Commission suggère11 au Collège [de Rosemont] de revoir les règles concernant l’évaluation finale afin de mieux assurer une évaluation adéquate de l’atteinte des objectifs, que ce soit en augmentant le poids de cette évaluation ou par d’autres dispositifs12. » Au final, la PIEA était tout de même jugée satisfaisante, le commentaire de la CEEC au sujet de l’épreuve finale n’étant qu’une « suggestion »… d’ailleurs restée lettre morte comme en témoigne la dernière version de la PIEA du Collège de Rosemont.

•••

Le Cégep Marie-Victorin est-il donc le seul cégep où la CEEC a jugé qu’« un examen final qui compterait pour moins de 40% devrait constituer l’exception à la règle13 » ? Une épreuve finale se situant entre 20% et 50% n’était peut-être pas suffisamment élevée… mais, à la lumière des pratiques dans les autres collèges et des avis bien différents de la CEEC à leur égard, n’y a-t-il pas lieu de croire que la Commission a outrepassé son pouvoir de recommandation en exigeant que cette pondération se situe précisément entre 40% et 50% ?

Faut-il rappeler qu’en juin 2004, la CEEC s’était même permis de questionner, voire de critiquer le rôle du Comité des affaires pédagogiques (CAP) quant à sa collaboration avec la Commission des études. Selon la CEEC, puisque « le CAP intervient dans le processus après le dépôt et un premier débat à la Commission des études mais avant toute prise de décision », son implication « risque de réduire le rôle de la Commission des études et de marginaliser certains de ses membres14. »

En 2013, le Cégep Marie-Victorin se doit de retrouver sa pleine et entière liberté d’action et de discussion… notamment à l’égard de la pondération de l’épreuve finale…

_________________________________

1 L’article 4.2.5 se lit comme suit : « Tout cours se termine par une activité d’évaluation sommative individuelle, à un ou plusieurs volets, totalisant au moins 40 % de la note finale. Ce pourcentage peut être réparti sur plus d’une évaluation à la dernière étape, si celles-ci permettent d’attester l’atteinte progressive de la cible d’apprentissage du cours. Toutefois, si l’évaluation finale est réalisée dans le cadre d’une seule activité qui compte à elle seule pour 50 % des points et plus, la décision devra être soumise à l’assemblée départementale ou à l’instance qui en tient lieu et approuvée par la Commission des études. » Cégep Marie-Victorin, Politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages, amendée le 21 juin 2005, p. 11.

2 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Troisième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Cégep Marie-Victorin, 16 février 2005, p. 1.

3 Ibid., p. 2.

4 Ibid., p. 3.

5 Commission d’évaluation de l’enseignement collégial, La Commission d’évaluation de l’enseignement collégial : sa mission et ses orientations, Québec, juin 2009, p. 12-13.

6 Cégep Marie-Victorin, Recommandation de la Commission des études du 1er juin 2005 concernant des modifications à la PIEA, 1er juin 2005, p. 4.

7 Cégep Garneau, Politique institutionnelle d’évaluation de l’apprentissage, amendée le 19 mai 2009, p. 14.

8 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Troisième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège François-Xavier-Garneau, 8 juin 2005, p. 1. Deuxième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège François-Xavier-Garneau, 15 avril 2002, p. 3. Rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège François-Xavier-Garneau, 7 septembre 1994, p, 3.

9 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Troisième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège de Maisonneuve, février / juin 2006, p. 1-2.

10 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Quatrième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège de Rosemont, janvier 2011, p. 4.

11 Le rapport de la CEEC semble insister sur le mot « suggère », caractères gras et en italique à l’appui. Ibid., p. 2.

12 Ibid., p. 2.

13 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Troisième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Cégep Marie-Victorin, 16 février 2005, p. 1.

14 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Rapport d’évaluation institutionnelle du Cégep Marie-Victorin, juin 2004, p. 6-7.

 

Bulletin d’information – 9 mai.

Syndicat local – élections pour 2013-2014

À l’assemblée générale du 8 mai, nous avons procédé à l’élection de nos représentants à divers comités pour l’an prochain :

Comité exécutif
Charles Lemieux, président
Bertrand Guibord, secrétaire général
Louis-Raphaël Pelletier, affaires pédagogiques
Fanny Theurillat-Cloutier, mobilisation
Michel Haworth, communications

Comité des relations de travail (C.R.T.)
Charles Lemieux
Bertrand Guibord
Sébastien Despelteau

Comité santé-sécurité au travail (S.S.T.)
Charles Lemieux

Comité perfectionnemen
Geneviève Tringali
Matine Bissonnette
Argantel Radier

Comité d’action et de concertation en environnement (C.A.C.E.)
Élaine Bélanger
Fany Theurillat-Cloutier

Comité de développement durable
Élaine Bélanger
Fany Theurillat-Cloutier (substitut)

Délégués au congrès du Conseil central du Montréal métropolitain CSN (C.C.M.M.-CSN)
Philippe Morin
Bertrand Guibord
Charles Lemieux
Louis-Raphaël Pelletier

Félicitations à toute l’équipe !

À l’assemblée du 5 juin prochain, nous procéderons à l’élection des représentants à la Commission des études. À noter que seulement la moitié des postes sont à combler, puisque les mandats sont de deux ans et qu’à chaque année nous alternons les élections de la moitié des membres, ce qui assure une continuité dans le traitement des dossiers.

 

Pétitions

Investissement dans l’éducation publique
Date limite pour signer : le 11 mai.
Pétition

Moratoire sur les projets d’optimisation dans le réseau de la santé
Date limite pour signer : le 2 juin.
Pétition

 

Conflit étudiant 2012

Les manifestations du printemps érable scrutées à la loupe
8 mai
La décision du gouvernement de Pauline Marois de mettre sur pied un comité sur les manifestations étudiantes du printemps 2012 ne satisfait ni les ex-leaders étudiants qui étaient à la tête du mouvement ni les partis d’opposition.
Radio-Canada

Une commission spéciale sur les manifs du printemps érable
8 mai
Au lieu d’une enquête publique indépendante, le gouvernement péquiste a décidé de mettre en place une «commission spéciale d’examen», à huis clos et sans pouvoir de contrainte, pour faire la lumière sur les «événements du printemps érable».
Des audiences publiques auraient «nuit à la preuve» utilisée dans des procédures disciplinaires, déontologiques et criminelles contre les policiers, a justifié le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron.
La Presse

Volée de bois vert pour la Commission sur le «printemps érable»
9 mai
La Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012 portera son regard sur les « techniques utilisées par les forces policières » et les « méthodes des agitateurs ». Mais également sur tous les facteurs, y compris politiques, ayant contribué aux débordements et aux violences entourant la crise.
La commission présentée mercredi par le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, n’a rien à voir avec l’enquête réclamée depuis plus de six mois par plusieurs groupes sociaux.
La Presse

 

Réseau collégial

Cégeps – C’est la fin du programme arts et lettres
La littérature n’est plus qu’une «option» dans le nouveau programme culture et communication
8 mai
Exit le programme collégial arts et lettres, bonjour culture et communication. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a officiellement approuvé le 18 avril dernier le nouveau programme d’études préuniversitaires qui devra entrer en vigueur dès l’année scolaire 2015-2016 dans tous les cégeps du Québec. Un changement pas seulement cosmétique qui suscite déjà de vives réactions.
Le Devoir

Le nouveau programme en arts et lettres entraînera un mouvement de personnel
8 mai
Le remplacement du programme arts et lettres au collégial par le nouveau programme d’études en culture et en communications, à compter de l’année scolaire 2015-2016, entraînera des mouvements de personnel.
Radio-Canada

Fin du programme arts et lettres – Nécessaire Renaissance
9 mai | Antoine Robitaille
Le changement de nom du programme « arts et lettres » pour « culture et communication », au niveau collégial, n’est que « cosmétique », s’est défendu le ministre de l’Enseignement supérieur Pierre Duchesne. Car le nombre d’heures d’enseignement de la littérature y augmentera. « Ce sont des mots qui ne me font pas peur », a-t-il ajouté. Pourquoi alors expulser les « lettres » du nom du programme ? Pourquoi faire de la littérature une simple option dans ce nouveau cursus ?
Le Devoir

Faut-il un cours d’histoire obligatoire au cégep?
8 mai
En plus de réformer le programme collégial d’arts et lettres, qui s’appellera culture et communication dès l’année scolaire 2015-2016, le ministre de l’Enseignement supérieur a aussi l’intention d’imposer un cours d’histoire obligatoire pour les étudiants de cégep.
Radio-Canada

L’histoire obligatoire au cégep, propose Duchesne
7 mai
Après avoir proposé d’enseigner l’histoire nationale au secondaire, le gouvernement péquiste songe maintenant à ajouter un cours d’histoire obligatoire au tronc commun du cégep.
« J’ai demandé aux gens de mon ministère d’évaluer les scénarios », a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. Il s’agirait d’un cours d’histoire nationale, avec une « analyse plus large », explique-t-il. « Le processus pour évaluer le projet sera rigoureux. On l’analyse selon certains critères académiques, on n’est pas dans la propagande. On va se donner le temps. » Le cours ne serait donc en place pour la prochaine année scolaire.
La Presse

 

Programme des infrastructures sportives – Trafic d’influence ?

L’UPAC est allée au ministère de l’éducation
7 mai
L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a procédé, il y a quelques jours, à une perquisition au ministère québécois de l’Éducation, une opération destinée à rassembler les pièces dans le dossier controversé des subventions aux équipements sportifs.
La Presse

 

Aide sociale

Réforme de l’aide sociale : des opposants réclament la démission de la ministre Maltais
7 mai
Après une heure de discussion qualifiée de stérile, des groupes de défense des assistés sociaux ont réclamé mardi à Québec la démission de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale.
Radio-Canada

Coupes à l’aide sociale: des groupes réclament la tête de Maltais
7 mai
Incapables de faire fléchir le gouvernement, les groupes de défense des assistés sociaux exigent la démission de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais.
La Presse

Bulletin d’information – 3 mai.

Manifestation du 27 avril

Une dizaine de profs ( et plusieurs autres probablement dispersé-e-s dans la foule de plusieurs milliers de personnes…) de Marie-Victorin se sont joint-e-s au contingent de la FNEEQ, samedi le 27 avril, pour manifester contre le saccage de l’assurance-emploi par le gouvernement ( ou la dictature…?)  Harper.

Le lien vers notre page facebook pour voir les photos de Charles Lemieux.

Un lien vers un article du Devoir

 

Conflit étudiant 2012

Montréal, le 29 avril 2013. La Ligue des droits et libertés, l’Association des juristes progressistes et l’Association pour une solidarité syndicale étudiante publient aujourd’hui le rapport Répression, discrimination et grève étudiante: analyse et témoignages. Il s’agit du premier rapport sur la grève étudiante basé sur des témoignages de victimes et témoins de violations de droits.

Le rapport est basé sur l’analyse de 384 témoignages, dont la majorité reçue suite à l’appel aux témoignages lancé en juillet 2012. « L’objectif du projet était de dresser un portrait plus complet de l’ampleur de la répression policière, judiciaire et politique, de documenter les événements et de les analyser sous l’angle du respect des droits et libertés de la personne, explique Émilie Breton-Côté du Comité légal de l’ASSÉ. C’est une démarche très importante pour la mémoire collective ».

Rapport complet

Résumé 

 

Règlement P-6

Contester le règlement P-6 après le vote municipal : Petit mode d’emploi

Malgré la mobilisation importante des dernières semaines et les déclarations communes de plus de 70 groupes communautaires, le conseil municipal de Montréal a voté de maintenir le règlement P-6, à 34 contre 26. Quelle est la prochaine étape ?

Presse toi à gauche

 

Une manifestation de parents inquiets dispersée en vertu du règlement P-6

3 mai

Un rassemblement citoyen pour sensibiliser les automobilistes à la sécurité des enfants fréquentant l’école Saint-Pierre-Claver, située à l’angle de deux grandes artères du Plateau-Mont-Royal, a fini en queue de poisson jeudi matin, alors que des policiers sont intervenus pour le disperser « en vertu du nouveau règlement ». Alors que les parents présents ont compris qu’on leur disait que leur attroupement était illégal en vertu de P-6, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) allègue que les manifestants, qui traversaient la rue avec des pancartes à l’intersection lorsque le feu était vert, ont plutôt été invités à aller sur le terrain de l’école pour plus de sécurité.

Le Devoir

 

Buletin d’information – 26 avril.

Assurance-Emploi

Nous vous invitons à participer à la grande manifestation nationale contre les réformes dans l’assurance-emploi. Celle-ci aura lieu le samedi 27 avril.

Le ralliement a lieu à partir de 12h à la Place du Canada et notre point de rendez-vous sera au pied de la statue de MacDonald, coin René-Lévesque et Peel.

Il est important que nous soyons en grand nombre pour envoyer un message clair à Harper !

Manifestation sans risque d’arrestation : le trajet a déjà été donné aux autorités. C’est une manifestation familiale.

 

LA COALITION MONTRÉALAISE CONTRE LA RÉFORME DE L’ASSURANCE-EMPLOI INVITE LA POPULATION À LA GRANDE MANIFESTATION DU 27 AVRIL !

« Après des semaines de manifestations, de rassemblements, d’occupations de bureaux de Service Canada et des députés conservateurs partout au Québec, la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi organise une grande manifestation festive et familiale, le 27 avril. Les organisations syndicales, étudiantes, sociales et communautaires de Montréal appellent la population à y participer en grand nombre.

Le rendez-vous pour les utilisateurs du transport en commun est à midi, le samedi 27 avril, à la place du Canada (métros Peel et Bonaventure). Un autre rassemblement partira du parc La Fontaine et sera composé de participantes et de participants de toutes les régions du Québec. Les deux marches convergeront vers la place des Festivals au Quartier des spectacles où se tiendra un spectacle sous la direction artistique de Mouffe. Daniel Boucher, Pascale Picard, Paul Piché et les Zapartistes s’y produiront notamment.

L’invitation est lancée !

La Coalition montréalaise contre la réforme de l’assurance-emploi est composée du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), du Conseil régional Montréal métropolitain (FTQ), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ-Montréal-Laval), du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS), de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal (FAE), du Syndicat de l’Enseignement de la région de Laval (FAE), du Syndicat de l’Enseignement de l’Ouest de Montréal (FAE), du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ), de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), de la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire (TROVEP de Montréal), du Comité chômage de l’Est de Montréal (MASSE), du Comité chômage de Montréal (CNC), du Mouvement Action-Chômage de Montréal (MASSE), de l’Union des travailleurs et travailleuses accident-é-s de Montréal (UTTAM) et de l’organisme Au bas de l’échelle. »

Presse toi à gauche

 

Droit de manifester – Règlement P-6

Droit de manifester: le règlement P-6 est là pour rester

Les élus montréalais ont rejeté la motion dans un vote de 34 contre 25

24 avril

Le règlement P-6 est là pour rester. Le conseil municipal de Montréal a rejeté, mardi soir, les amendements proposés par les deux partis d’opposition qui souhaitaient la disparition des articles sur les masques et les itinéraires.

Le Devoir

 

Droit de manifester – P-6 au coeur d’un bras de fer politique

L’opposition montréalaise s’allie contre les deux clauses litigieuses du règlement

23 avril

Les deux partis d’opposition à l’Hôtel de Ville de Montréal ont convenu d’une alliance pour tenter de modifier le règlement P-6 afin d’en retirer les deux éléments les plus litigieux, soit l’interdiction du port de masques et l’obligation pour les manifestants de dévoiler leur itinéraire. Mais ils auront fort à faire pour convaincre leurs collègues de les appuyer lors du débat qui doit avoir lieu mardi au conseil municipal.

Le Devoir

 

L’ASSE se moque du règlement sur les manifestations

22 avril

L’Association pour une solidarité syndicale étudiante a placardé plusieurs grandes affiches dénonçant le règlement municipal P6 de la ville de Montréal, autour de la place Émilie-Gamelin. Ils en ont aussi profité pour entourer la place avec du ruban jaune, telle une scène de crime.

Le Devoir

 

Plus de 50 organismes demandent l’abrogation du règlement P-6

19 avril

Le mouvement contre le règlement P-6 prend de l’ampleur. Ils sont désormais une cinquantaine d’organismes de la société civile à endosser une déclaration commune demandant l’abrogation de l’ensemble de ce règlement, qui oblige les manifestants à fournir le trajet au préalable et empêche quiconque de se masquer le visage.

Le Devoir

 

Éducation

Après le sommet – Miser sur l’ouverture et la diversité

Québec dévoilera en juin les grandes lignes de sa politique nationale de la recherche et de l’innovation

20 avril

Il a certes été question de recherche et d’innovation lors du dernier Sommet de l’enseignement supérieur, mais ce secteur d’activité ne figurait pas parmi les priorités à l’ordre du jour. Pour la suite des choses, il n’y aura pas non plus de chantier à ce sujet. Qu’à cela ne tienne. Des assises élargies se sont tenues la semaine dernière, les 15 et 16 avril, dans le but de jeter les bases de la future politique nationale de la recherche et de l’innovation du Québec (PNRI).

Le Devoir

Syndicat des professeurs du Collège Marie-Victorin

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