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L’ordre d’ancienneté

L’ordre d’ancienneté

Bertrand Guibord
Secrétaire général

Selon la convention collective, une année de travail à temps complet pour un(e) professeur(e) de l’enseignement régulier (un « équivalent temps complet », ETC) représente officiellement 1430 heures, soit 44 semaines de 32 heures et demie.* Nous savons toutes et tous que ce chiffre est largement sous-évalué, mais c’est néanmoins la base sur laquelle se fonde le cumul de l’ancienneté. Celle-ci est calculée au dix-millième d’ETC près, un dix-millième de ETC équivalant précisément à 514,8 secondes de travail, soit un peu plus de huit minutes et demie d’enseignement, de correction, de réunion etc.

Avec ce niveau de précision, il est assez rare en général que deux collègues d’une même discipline aient cumulé exactement la même ancienneté ; mais parce qu’il est impossible de cumuler plus d’un ETC (1.0000) par année d’enseignement, la situation est relativement fréquente parmi les collègues récemment embauché(e)s. Suite à l’engagement de plusieurs collègues en 2012-2013 en raison de la reprise, les cas d’égalité sur la liste d’ancienneté sont anormalement nombreux cette année – la situation la plus exceptionnelle impliquant quatre collègues à égalité en termes d’ancienneté cumulée!

Comment alors déterminer l’ordre d’ancienneté entre des collègues qui ont cumulé exactement le même nombre d’années? C’est l’article 5-3.04 de la convention collective qui permet de répondre à cette question, réponse qui d’ailleurs n’est pas aussi simple qu’on ne pourrait le penser.

Dans le cas des nouvelles embauches, à « ancienneté zéro », il faut d’abord considérer la date d’embauche. Celle-ci se définit (5-3.01) par la date de début du premier contrat ou par la date du premier jour rémunéré au collège. Comme la plupart des contrats débutent le jour de la rentrée, la date d’embauche est assez fréquemment la même entre deux collègues à ancienneté zéro.

Lorsque la date d’embauche est identique, il faut se tourner vers la date de recommandation par le comité de sélection. Ici encore, il arrive que cette date soit la même, les départements devant parfois recruter plus d’un(e) professeur(e) lors d’un même comité de sélection. Dans ce cas, c’est l’ordre d’engagement établi entre les collègues par le comité de sélection qui détermine l’ordre d’ancienneté, et par conséquent de priorité. La liste d’ancienneté reflétant l’ancienneté cumulée avant le début de la session d’automne et demeurant en vigueur pour une année scolaire complète, l’ordre sera le même à la session d’hiver. En fait, puisque la liste d’ancienneté est produite au mois d’octobre de chaque année, ce n’est qu’à la session d’hiver de la deuxième année d’engagement que l’ancienneté cumulée pourra avoir un effet sur l’ordre d’ancienneté et de priorité.

Par la suite, lorsque deux collègues qui ont une ancienneté supérieure à zéro se trouvent dans une situation d’égalité, les règles qui déterminent l’ordre selon lequel les ranger sur la liste d’ancienneté ne sont pas les mêmes qu’à ancienneté zéro. Dans ce cas (que ce soit pour une ancienneté de 1.0000 ou de 20.4238), les critères qui déterminent l’ordre à ancienneté égale sont d’abord l’expérience, puis la scolarité. Il est donc possible qu’un(e) collègue que vous devanciez la première année en raison de la date ou de l’ordre d’engagement en vienne à vous dépasser à la session d’hiver de l’année suivante parce qu’il ou elle a plus d’expérience ou de scolarité que vous. Ce changement dans les règles établissant l’ordre d’ancienneté n’est pas pas sans susciter de la confusion; par contre, ce sont les règles conventionnées : elles peuvent paraître bien complexes, mais en admettant une part d’arbitraire, elles ne sont pas incompréhensibles!

* La situation est différente à la formation continue, où un ETC équivaut à 450 heures de cours en classe.

Révision de la PIEA au Cégep Marie-Victorin

Révision de la PIEA au Cégep Marie-Victorin :
s’inspirer des autres cégeps ou suivre
les avis de la CEEC ?

Sébastien Despelteau
Enseignant en Sciences humaines
Coordonnateur, Département des sciences sociales
Cégep Marie-Victorin

18 septembre, 2013.

En 2013, le Cégep Marie-Victorin a amorcé la révision entière de sa PIEA (Politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages), soit cinq ans après en avoir fait lui-même l’évaluation, à la demande de la CEEC (Commission d’évaluation de l’enseignement collégial). Créée en décembre 1994, cette politique a par la suite été amendée à plusieurs reprises (en 1995, 1996, 2001, 2004 et 2005). En 2008, l’auto-évaluation de la PIEA avait identifié certaines lacunes ou imprécisions. Cet automne, les consultations vont donc essentiellement porter sur la modification des articles liés à l’évaluation du français, au plagiat, à la présence en classe, etc.

Des enseignants souhaiteraient également modifier un article portant sur la pondération de l’épreuve finale, jugée trop élevée, en l’occurrence dans les cours de première session. Or, en raison des recommandations faites par la CEEC en 2005, il semble impossible, à première vue, de discuter de la possibilité d’amender cet article, par exemple en diminuant la valeur minimale de l’épreuve finale.

Rappelons que depuis 2005, la PIEA du Cégep Marie-Victorin exige que chaque cours se termine par une évaluation finale se situant entre 40% et 50% de la note totale1. Avant 2005, la valeur de l’épreuve finale se situait entre 20% et 50%. Ce changement est survenu à la suite d’un rapport de la CEEC au sujet de la PIEA :

« La Commission estime que l’examen final d’un cours ne devrait pas compter pour moins de 40 % à 50 % de la note finale du cours justement afin de garantir que l’élève qui réussit le cours démontre sa maîtrise des compétences visées. De fait, un examen final qui compterait pour moins de 40 % devrait constituer l’exception à la règle et c’est cette exception qui devrait être approuvée par la Commission des études et non l’inverse. Dans un contexte où la presque totalité des programmes sont définis par compétences, le Collège se doit d’adapter sa PIEA à cette situation. » 2

La CEEC a donc officiellement recommandé au Cégep « de revoir les articles qui portent sur la mesure et la pondération des apprentissages3 »; elle a ainsi jugé que la PIEA était « partiellement satisfaisante4. » En juin 2005, le Cégep Marie-Victorin effectua les modifications exigées : toute épreuve finale allait désormais se situer entre 40% et 50%.

Pourtant… en va-t-il de même ailleurs, dans le réseau collégial ? Une pondération entre 40% et 50% est-elle prescrite dans tous les collèges ? Tous les cégeps ont-ils été soumis aux mêmes exigences que le Cégep Marie-Victorin ? Le tableau qui suit parle de lui-même…

Cégep Valeur de l’épreuve finale
(aussi appelée évaluation terminale ou certificative)
Date inscrite sur la PIEA consultée sur le web
Collège Ahuntsic 2 évaluations sommatives (incluant l’évaluation de fin de session) totalisant au maximum 50% Décembre 2010
Cégep de Baie-Comeau Entre 35% et 60% Mars 2013
Collège Dawson Maximum 25% pour un examen Septembre 2011
Collège Édouard-Montpetit Entre 25% et 40% Septembre 2004
Cégep Garneau Maximum 30% pour un examenMaximum 40% pour un travail Mai 2009
Collège de Maisonneuve 1re session : au moins 4 évaluations, max. 30% chacuneAutres sessions : au moins 3 évaluations, max. 35% chacune Juin 2013
Collège Montmorency Maximum 35% pour un examenMaximum 40% pour un travail Septembre 2004 ?
Cégep de l’Outaouais Minimum 30% Janvier 2006
Collège de Rosemont Entre 30% et 60% Février 2010
Cégep de Saint-Laurent Un pourcentage significatif de la note finale Janvier 2012
Collège de Sherbrooke Entre 30% et 40% Février 2010
Cégep du Vieux-Montréal Un pourcentage significatif de la note finale Avril 2003

Bien sûr, il ne s’agit pas d’un relevé exhaustif, toutes les PIEA des collèges du Québec n’ont pas été examinées… Mais cet « échantillonnage accidentel » effectué sur le web démontre assez rapidement qu’aucun des 12 cégeps n’exige une pondération aussi élevée qu’au Cégep Marie-Victorin. On pourrait objecter que certains collèges n’offrent peut-être pas leur plus récente version de la PIEA sur Internet, or dans cas 7 sur 12, elle remonte à 2010 ou après.

Pourquoi alors la CEEC n’exige-t-elle pas de tous les collèges une pondération semblable, sinon équivalente ? En vertu de ses pouvoirs de vérification et de recommandation5, elle a pourtant recommandé au Cégep Marie-Victorin de hausser la pondération de son épreuve finale. En 2005, la Commission des études du Cégep Marie-Victorin parlait elle-même d’une exigence de la part de la CEEC. En réalité, d’un cégep à l’autre, les avis de la CEEC6 semblent assez divergents, comme en témoignent ces trois exemples (également tirés au hasard).

Cégep Garneau
La PIEA prévoit que « chaque département fixe la pondération des activités d’évaluation. » Or, « en règle générale, aucun examen ne pourra compter pour plus de 30% de la note finale et aucun travail pour plus de 40%7. » La pondération de l’épreuve finale est donc nettement moins élevée qu’au Cégep Marie-Victorin. La CEEC s’y est-elle objectée ? Les trois rapports qu’elle a produits au sujet de la PIEA du Cégep Garneau juge sa politique « entièrement satisfaisante8 ». Jamais il n’est question d’une pondération trop peu élevée de l’épreuve finale.

Collège de Maisonneuve
En juin 2006, dans son troisième rapport d’évaluation, la CEEC soulignait la présence d’« une pédagogie de la première session » parmi les principales modifications apportées à la PIEA, soit « un nombre plus élevé d’évaluations » et « une pondération maximale plus basse attribuée à l’épreuve finale de cours » (30% ou moins). La Commission concluait son rapport en affirmant « que la PIEA du Collège demeure entièrement satisfaisante9. » Une année plus tôt, la CEEC avait pourtant demandé au Cégep Marie-Victorin de hausser sa pondération et de la situer entre 40% et 50% (sans égard à la session de l’étudiant).

Collège de Rosemont
La PIEA actuellement disponible sur le site du Collège situe la valeur de l’épreuve finale entre 30% et 60%. Le quatrième rapport d’évaluation de la CEEC produit en janvier 2011 ne suggère alors aucune modification10. Mais en 2002, alors que la pondération variait entre 30% et 50%, la CEEC jugeait qu’« une pondération de seulement 30% ne paraît pas suffisante pour bien attester l’atteinte de « l’ensemble des objectifs du cours » que cette évaluation est censée mesurer. » À la différence de la recommandation faite à l’endroit du Cégep Marie-Victorin, dont la pondération variait entre 20% et 50%, « la Commission suggère11 au Collège [de Rosemont] de revoir les règles concernant l’évaluation finale afin de mieux assurer une évaluation adéquate de l’atteinte des objectifs, que ce soit en augmentant le poids de cette évaluation ou par d’autres dispositifs12. » Au final, la PIEA était tout de même jugée satisfaisante, le commentaire de la CEEC au sujet de l’épreuve finale n’étant qu’une « suggestion »… d’ailleurs restée lettre morte comme en témoigne la dernière version de la PIEA du Collège de Rosemont.

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Le Cégep Marie-Victorin est-il donc le seul cégep où la CEEC a jugé qu’« un examen final qui compterait pour moins de 40% devrait constituer l’exception à la règle13 » ? Une épreuve finale se situant entre 20% et 50% n’était peut-être pas suffisamment élevée… mais, à la lumière des pratiques dans les autres collèges et des avis bien différents de la CEEC à leur égard, n’y a-t-il pas lieu de croire que la Commission a outrepassé son pouvoir de recommandation en exigeant que cette pondération se situe précisément entre 40% et 50% ?

Faut-il rappeler qu’en juin 2004, la CEEC s’était même permis de questionner, voire de critiquer le rôle du Comité des affaires pédagogiques (CAP) quant à sa collaboration avec la Commission des études. Selon la CEEC, puisque « le CAP intervient dans le processus après le dépôt et un premier débat à la Commission des études mais avant toute prise de décision », son implication « risque de réduire le rôle de la Commission des études et de marginaliser certains de ses membres14. »

En 2013, le Cégep Marie-Victorin se doit de retrouver sa pleine et entière liberté d’action et de discussion… notamment à l’égard de la pondération de l’épreuve finale…

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1 L’article 4.2.5 se lit comme suit : « Tout cours se termine par une activité d’évaluation sommative individuelle, à un ou plusieurs volets, totalisant au moins 40 % de la note finale. Ce pourcentage peut être réparti sur plus d’une évaluation à la dernière étape, si celles-ci permettent d’attester l’atteinte progressive de la cible d’apprentissage du cours. Toutefois, si l’évaluation finale est réalisée dans le cadre d’une seule activité qui compte à elle seule pour 50 % des points et plus, la décision devra être soumise à l’assemblée départementale ou à l’instance qui en tient lieu et approuvée par la Commission des études. » Cégep Marie-Victorin, Politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages, amendée le 21 juin 2005, p. 11.

2 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Troisième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Cégep Marie-Victorin, 16 février 2005, p. 1.

3 Ibid., p. 2.

4 Ibid., p. 3.

5 Commission d’évaluation de l’enseignement collégial, La Commission d’évaluation de l’enseignement collégial : sa mission et ses orientations, Québec, juin 2009, p. 12-13.

6 Cégep Marie-Victorin, Recommandation de la Commission des études du 1er juin 2005 concernant des modifications à la PIEA, 1er juin 2005, p. 4.

7 Cégep Garneau, Politique institutionnelle d’évaluation de l’apprentissage, amendée le 19 mai 2009, p. 14.

8 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Troisième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège François-Xavier-Garneau, 8 juin 2005, p. 1. Deuxième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège François-Xavier-Garneau, 15 avril 2002, p. 3. Rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège François-Xavier-Garneau, 7 septembre 1994, p, 3.

9 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Troisième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège de Maisonneuve, février / juin 2006, p. 1-2.

10 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Quatrième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Collège de Rosemont, janvier 2011, p. 4.

11 Le rapport de la CEEC semble insister sur le mot « suggère », caractères gras et en italique à l’appui. Ibid., p. 2.

12 Ibid., p. 2.

13 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Troisième rapport d’évaluation de la politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages du Cégep Marie-Victorin, 16 février 2005, p. 1.

14 Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, Rapport d’évaluation institutionnelle du Cégep Marie-Victorin, juin 2004, p. 6-7.

 

Bulletin d’information hebdomadaire – 16 février

Bonjour,

nous avons beaucoup de suggestions cette semaine à l’approche du Sommet sur l’éducation supérieure.

Bonne lecture !

Michel Haworth
Conseiller aux communications
SPCMV

 

BIS – Bulletin d’information syndical
Vous aurez reçu dans vos casiers votre copie papier du BIS de février. Vous pouvez trouver la version PDF sur notre site internet.

Page Facebook SPCMV :
N’oubliez pas de regarder régulièrement notre page facebook.

 

Communiqués de presse de la FNEEQ-CSN :

Les enseignantes et les enseignants toujours aussi en colère !
9 février 2013
Réunis à Montréal, les représentantes et les représentants des syndicats de profs de cégep affiliés à la FNEEQ ont une nouvelle fois exprimé leur profonde indignation face au non-respect de l’entente signée de bonne foi prévoyant l’ajout d’enseignantes et d’enseignants afin de permettre un encadrement soutenu des étudiantes et des étudiants pendant les deux sessions intensives données à l’automne 2012.

Monsieur le ministre, une signature, ça se respecte
15 février 2013
À la suite d’une réunion spéciale tenue hier, les représentantes et les représentants des syndicats du Regroupement université, affiliés à la FNEEQ, tiennent à dénoncer vigoureusement la décision du gouvernement de ne pas respecter les ententes 8 et 9 négociées et signées de bonne foi par le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) et la FNEEQ-CSN pour la reprise des cours dans les cégeps touchés par la grève étudiante.

Actualités :

Le sommet de la FEUQ
16 février 2013
Que les recteurs se fassent une raison, c’est avec les étudiants que Duchesne doit s’entendre
Québec — En politique, tout se peut. Prenons François Legault et Amir Khadir : ils formaient un drôle de couple quand ils sont apparus sur la même tribune vendredi, copain-copain, pour dénoncer le projet de minicentrale de Val-Jalbert. Un même sentiment d’irréalité peut nous saisir quand on entend Françoise David et Gerry Sklavounos, l’abrasif critique libéral, employer à quelques minutes d’intervalle la même expression pour dénoncer le gouvernement Marois et le Sommet sur l’éducation supérieure : « Les dés sont pipés. »

Enseignement supérieur au Québec : un débat de société
16 février 2013
Peu après son élection, le gouvernement péquiste a annoncé la tenue d’un sommet sur l’enseignement supérieur. Cette mesure visait à mettre fin à la contestation étudiante et à trouver des consensus sur plusieurs enjeux liés aux études supérieures. L’augmentation des droits de scolarité prévue dans le budget du précédent gouvernement libéral avait en effet déclenché une série de grèves et de manifestations qui ont culminé au printemps 2012. Mais le sommet ira au-delà de la simple question des droits.

Sommet sur l’éducation supérieure – Les recteurs entendent renflouer leurs coffres
16 février 2013
À dix jours du Sommet, les recteurs ont montré leur jeu : ils seront présents au Sommet, mais refuseront de s’associer à une solution qui ne permettra pas de renflouer leurs coffres. Le choix des moyens revient au gouvernement, ont-ils soutenu vendredi lors d’une conférence de presse.

La mission des universités est en péril, affirment les recteurs
15 février 2013
En prévision du Sommet sur l’enseignement supérieur, les recteurs des universités font une sortie en règle contre les compressions budgétaires de 250 millions de dollars sur deux ans que leur impose le gouvernement Marois.

Jacques Parizeau en entrevue au Devoir
15 février 2013
L’entrevue accordée au Devoir par l’ex premier ministre Jacques Parizeau et publiée le 12 février a suscité un vif intérêt. Pour nourrir la réflexion, nous livrons ici le compte-rendu complet de cet entretien portant sur l’enseignement supérieur.

Un an après le printemps – Ce Sommet qui ressemble à une simple opération de relations publiques
Gabriel Nadeau-Dubois – Diplômé en histoire, culture et société à l’UQAM, étudiant en philosophie à l’Université de Montréal et ancien coporte-parole de la CLASSE
14 février 2013
En refusant la gratuité scolaire, le gouvernement Marois ferme volontairement les portes des universités à 27 000 personnes

L’ASSE boycotte le Sommet sur l’enseignement
14 février 2013
L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), qui représente 70 000 étudiants, ne sera pas du Sommet sur l’enseignement supérieur prévu la fin du mois.

L’ASSE choisit de boycotter le Sommet
14 février 2013
«Nous défendrons l’option de la gratuité scolaire et nous tenterons de bloquer l’indexation dans la rue»

Crise étudiante : Bergeron n’écarte pas des enquêtes sur la police
14 février 2013
Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, examine les options qui permettraient d’enquêter sur les opérations policières menées durant la crise étudiante du printemps dernier.

Un vrai droit de grève étudiant?
13 février 2013
La clinique Juripop propose trois scénarios au ministre Duchesne, dont celui d’une convention collective nationale étudiante

Le droit de manifester en cour municipale
11 février 2013
Le droit de manifester dans les rues de Montréal est défendu en cour municipale, lundi, par les avocats de 239 manifestants arrêtés en mars 2011. Les procureurs entendent contester la constitutionnalité de l’article 500.1 du code de la sécurité routière au cours de ce procès qui pourrait influencer d’autres causes à venir.

 

Suggestions de Charles Lemieux, président SPCMV et professeur en T.T.S. :

Sommet sur l’éducation supérieure et gratuité scolaire
Site créé par l’ASSÉ

MOULIN À PAROLES EN MARGE DU SOMMET
Le 25 février prochain, en marge du Sommet sur l’éducation supérieure, du jargon tendancieux des technocrates du management et de la langue phatique des apôtres du consensus mou, nous commémorerons ensemble des décennies, voire des siècles de parole forte, belle, signifiante et subversive. À rebours de la novlangue de l’ « économie du savoir », nous nous ferons, le temps de quelques heures, passeurs et passeuses de mots dans notre langue la plus belle.

Déclaration de la Base face au Sommet
Nous sommes du nombre de ceux et celles qui ont pris part, à notre façon, au débat public ouvert par le Printemps érable. Ce débat a eu lieu tant au sein d’organisations déjà existantes que de collectifs qui ont vu le jour à cette occasion.
          Encore aujourd’hui, nous avons la conviction qu’un tel débat a eu lieu parce que la grève générale illimitée des étudiantes et étudiants et tout le mouvement populaire qui l’a accompagnée ont ouvert et imposé un véritable espace politique de réflexion, de débat et d’action. Un vent d’espoir, de mobilisation et de création a balayé le Québec. De nombreuses expériences d’autonomie et de démocratie ont pu se développer que ce soit dans les assemblées générales étudiantes, les collectifs d’action, les assemblées populaires et autonomes de quartier. Les intelligences citoyennes se sont exprimées et des liens de solidarité se sont tissés à travers le désir d’imaginer l’avenir plutôt que de gérer le présent. Cinquante ans après le rapport Parent, toute une frange de la société s’est réapproprié le projet qui vise à faire société à travers l’éducation.
          Comment traduire la vitalité de ces échanges et la créativité de l’action collective dans un Sommet rendu nécessaire par le mouvement, mais qui ne vise au fond qu’à l’enterrer et à le faire disparaître de nos mémoires? Comment se satisfaire d’un tel ersatz de débat public alors que l’enjeu est complexe et aurait nécessité une autre arène de discussion? Au printemps dernier, nous parlions d’une éducation accessible, publique et de qualité, nous interrogions son rôle et ses fondements. Aujourd’hui le gouvernement ne peut que reprendre le discours du gouvernement précédent et nous abreuver d’un raisonnement comptable qui se réduit à chercher des moyens pour positionner le Québec dans l’économie du savoir.
          Encore une fois, le Parti québécois sort la recette du Sommet pour clore le débat et faire taire la parole citoyenne. Plutôt qu’à un débat public, nous assistons à une entreprise pas très réussie de relations publiques. Comment traduire la générosité, l’audace, l’inventivité, le courage et l’envergure d’analyse du printemps érable dans des colonnes de chiffres et dans une vision affairiste de la gouvernance universitaire? Aujourd’hui, comme l’année dernière, deux visions de l’éducation et de la société se confrontent, mais l’une occupe tout l’espace institutionnel et médiatique alors que l’autre est occultée.
          Nous estimons important de poursuivre nos réflexions et nos mobilisations. Face aux visions marchandes et utilitaristes que soutient le gouvernement,  nous voulons réaffirmer la nécessité d’une vision humaniste et démocratique de l’éducation. Nous voulons aussi maintenir ouverte et même élargir la brèche créée par le Printemps érable dans la confiance aveugle au credo néolibéral. Aujourd’hui, nous devons retourner dans la rue pour défendre notre conception de l’éducation mais aussi pour signifier que maintenant, comme l’année dernière, nous aspirons à une autre façon d’organiser notre vie collective.
          Nous refusons ce retour à la normale

 

Suggestion de Geneviève Tringali, professeure de Lettres :

Coalition priorité éducation
Une pétition pour l’avenir de nos enfants !

 

Sugestions de Martin Jalbert, professeur de Lettres :

ÉDUCATION POUR TOUS ET TOUTES !
RASSEMBLEMENT ET MANIFESTATION
à la Commission scolaire de Montréal
Le MERCREDI 20 FÉVRIER, de 18h30 à  20h30
3737, rue Sherbrooke Est (métro Joliette ou Pie-IX)

Manifestation familiale. Les enfants sont les bienvenu.e.s.
Pour toute question en terme d’accessibilité, contactez-nous.
Amenez vos pancartes et tout ce qui peut faire du bruit!

Appel à  tous ceux et celles qui défendent le droit pour tous les enfants d’accéder À  l’école primaire et secondaire, incluant les enfants sans-papiers, à  démontrer leur appui au principe d’accès à l’éducation pour tous et toutes lors de ce rassemblement.
          Ce rassemblement aura lieu durant l’audience mensuelle de la Commission scolaire de Montréal. Nous organiserons de plus en plus de manifestions et d’actions jusqu’à  ce que les commissions scolaires ainsi que le gouvernement du Québec changent la politique concernant les enfants sans-statut. Merci de vous joindre à  nous, que ce soit pour 30 minutes ou 2 heures, pour exiger l’éducation pour tous et toutes !

CONTEXTE:
À l’heure actuelle, les enfants qui n’ont pas de statut légal d’immigration au Canada ou qui sont nés au Canada de parents sans statut ne peuvent s’inscrire dans les écoles primaires et secondaire du Québec, alors qu’en Ontario, en Californie et au Texas notamment, les enfants sans-statut peuvent accéder à  ces écoles avec plus de flexibilité compte tenu d’une juridiction à cet égard.
          Dans les derniers mois, les groupes activistes de Montréal pour la justice des personnes migrantes entrent en contact avec plusieurs familles sans-statut dont les enfants n’ont pu s’inscrire dans les écoles de Montréal.
          Les Commissions scolaires du Québec, particulièrement à Montréal où habitent la majorité des familles sans-statut, ont le pouvoir discrétionnaire de permettre à ces enfants d’accéder à ces écoles. Ainsi, nous exigeons que toutes les Commissions scolaires de l’île de Montréal utilisent ce pouvoir administratif pour faire tomber toute forme de barrières dans l’accès à l’école de ces enfants. Nous exigeons aussi que le gouvernement du Québec, détenant la responsabilité de l’éducation pour tous et toutes, change les exigences légales d’accès à l’éducation.
           Ce rassemblement s’inscrit dans la lutte du Collectif éducation sans frontières, faisant partie de la campagne Cité sans frontières de Solidarité sans frontières.

DOCUMENTATION:
-> Déclaration collective : L’ÉDUCATION POUR TOUS ET TOUTES !
http://www.solidarityacrossborders.org/fr/francais-declaration-education-pour-toutes-et-tous
-> Le Collectif éducation sans frontières a produit un feuillet d’information sur la situation des enfants sans-papiers. Le brochure est disponsible ici :
http://www.solidarityacrossborders.org/wp-content/uploads/bulletin-ESF.pdf
-> Lettre ouverte à Pauline Marois, Marie Malavoy et Diane de Courcy (30 janvier 2013)
http://www.solidarityacrossborders.org/wp-content/uploads/LettreOuverteMaroisMalavoyDeCourcy2.pdf
-> Communiqué de presse: Le Collectif éducation sans frontières somme le gouvernement d’agir rapidement (30 janvier 2013)
http://www.solidarityacrossborders.org/fr/communique-de-presse-le-collectif-education-sans-frontieres-somme-le-gouvernement-d%E2%80%99agir-rapidement
-> Reportage de CUTV : Pas de papiers, pas d’éducation: Une situation alarmante au Québec (5 octobre 2012)
http://cutvmontreal.ca/videos/2270
-> La Presse : La rentrée scolaire? Pas pour tous les enfants (18 septembre)
http://www.solidarityacrossborders.org/en/la-presse-la-rentree-scolaire-pas-pour-tous-les-enfants
-> Communiqué de presse : Le nouveau gouvernement fait sa rentrée, plusieurs centaines d’enfants la manquent (17 septembre 2012)
http://www.solidarityacrossborders.org/fr/francais-communique-de-presse-le-nouveau-gouvernement-fait-sa-rentree-plusieurs-centaines-d%E2%80%99enfants-la-manquent
-> Le Collectif éducation sans frontières a contacté tous les commissaires des commissions scolaires de l’île de Montréal, pour sensibiliser à la situation des enfants sans-papiers qui n’ont pas accès à l’école. Nous avons inclus une lettre à l’un des commissaires ici: http://www.solidarityacrossborders.org/wp-content/uploads/CSDM-Daniel-Duranleau-.pdf

POUR INFO:
www.solidaritesansfrontieres.org
438-933-7654
solidaritesansfrontieres@gmail.com

Financement de l’éducation : des profs déroulent une bannière de protestation
Dans la nuit du 1er au 2 février, un « drop » de bannière a eu lieu au coin du chemin Sainte-Foy et de l’avenue Myrand, sur une bâtisse en construction. Le message : «Privatiser l’éducation un sommet à la fois, non merci!».
          Le message est clair, nous dénonçons les tromperies du gouvernement. Le Sommet sur l’enseignement supérieur est un spectacle pour faire beau. De toute évidence, l’indexation est tatouée sur le flanc droit du ministre Duchesne, qui agit avec mauvaise foi en invitant toutes les parties à participer à son stratagème concertationniste.
          Nous avons le désir d’une éducation gratuite et accessible au sein d’une société libre et éduquée. Ou, au moins, d’un vrai forum où la question pourrait être réellement abordée sans être réglée d’avance à grands coups de mensonges financiers. Ce Sommet a été patenté par manque de courage pour mettre sur pied de vrais états généraux. C’est limpide pour n’importe qui s’y intéresse.
          Détrompez-vous quant à notre identité. Nous ne sommes ni étudiants, ni anarcho-communistes, ni membre de Québec Solidaire, ni aucune autre étiquette qu’on pourrait nous coller. Nous sommes quatre professeurs de trois cégeps de la ville de Québec. Nous enseignons l’économie, les techniques d’orthèses visuelles, la physique et la sociologie. Nous avons des enfants, nous travaillons fort et nous mangeons des céréales comme tout le monde.
          Nous ne sommes pas impliqués dans notre syndicat, car nous espérons un renouvellement de ces vieilles structures. Toutefois, nous profitons de notre « drop » de bannière «Privatiser l’éducation un sommet à la fois, non merci!» pour encourager la FNEEQ-CSN à ne pas participer au Sommet.
http://www.quebechebdo.com/Opinion/Tribune-libre/2013-02-02/article-3169312/Financement-de-leducation-:-des-profs-deroulent-une-banniere-de-protestation/1

CARRÉ ROUGE : Le ras-le-bol du Québec en 153 photos.

Jacques Nadeau, photographe au journal Le Devoir, a publié hier chez Fides un livre mettant en photos le mouvement étudiant. Les photos, qui rendent compte sans censure de la répression policière qui a été déployée pour tenter d’écraser ce vaste mouvement populaire, sont accompagnées de courts textes écrits par différentes personnalités publiques, des étudiant-e-s et des citoyen-ne-s, à propos de ce moment « solaire » de notre histoire, de ce moment où « l’écarlate a éclaté ». (Fred Pellerin)

À la page 158, vous pourrez jouer non pas à « Cherchez Charlie », mais à « Cherchez notre b……… » ! Pour celles et ceux d’entre nous qui y étaient, cela se passait à … Victorialville.

Voici le lien vers les éditions Fides pour les coordonnées du livre, qui est disponible à la Coop du cégep au coût de $24.95. Nous en aurons aussi un exemplaire au syndicat.

http://www.editionsfides.com/fr/product/editions-fides/essais/societe/carre-rouge_515.aspx